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La DRAC de Franche-Comté a confié à l’ACCOLAD une enquête sur l’accueil et l’offre culturelle en direction des publics handicapés.

La synthèse complète des résultats de l’enquête en Franche-Comté est disponible sur le site de l’Accolad, rubrique Publics spécifiques

Différents handicaps ont été pris en compte dans cette enquête :
- Les personnes déficientes visuelles
- Les personnes déficientes auditives
- Les personnes à handicap moteur
- Les infirmes moteurs cérébraux
- Les personnes ayant un handicap intellectuel
- Les personnes malades mentales
- Les personnes à handicap invisible.

· Les inégalités face au handicap sont très marquées selon les milieux sociaux : la proportion des personnes issues d’un milieu ouvrier déclarant au moins une déficience est 1,6 fois plus élevée que chez les cadres, le risque de malvoyance est 2 fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. A déficiences semblables, les difficultés dans la vie quotidienne sont plus fortes dans les milieux modestes

· 1 012 000 personnes, soit 2,4% des adultes de 20 ans et plus déclarent n’avoir pu accéder à un endroit à cause d’un handicap ou d’un problème de santé au cours des trois derniers mois. Près de la moitié des lieux trop difficiles d’accès sont liés à des activités de loisirs

En Franche-Comté

· Au 30 juin 2004, 8,3 % des demandeurs d’emploi en Franche-Comté étaient handicapés, soit 5 516 personnes ;

· Il existe en Franche-Comté au moins 41 associations au service des personnes handicapées, dont 8 consacrées aux handicapés mentaux, 6 aux handicapés moteurs, 7 aux handicapés auditifs, 10 aux handicapés visuels, 8 aux troubles de la personnalité et 2 aux troubles de la parole et de l’écriture

L’accès des handicapés aux lieux culturels

· La charte d’accueil des personnes handicapées dans les équipements culturels a été créée le 1er février 2001 dans le cadre du plan gouvernemental en faveur des personnes handicapées. Il s’agit d’un texte incitatif qui donne les grandes orientations pour l’accueil des handicapés dans les établissements culturels.

· Dans les bibliothèques, peu de données globales sont disponibles sur le sujet. Les documents sur la question mettent souvent en avant les actions pilotes en matière d’accessibilité des bibliothèques, mises en place à la Bibliothèque Publique d’Information (BPI) et à la Bibliothèque nationale de France (BnF). A la BPI, le premier service à destination des déficients visuels de France a vu le jour en 1984. La BnF a adopté en 2003 un plan d’action en faveur des personnes handicapées.
Aujourd’hui, les services tournés vers les personnes handicapées font partie des missions des BMVR.


Déroulement de l’enquête :

Un questionnaire a été envoyé en mars 2006 à 341 équipements culturels de Franche-Comté.

Plusieurs questionnaires ont été remplis par téléphone lors de la campagne de relance.

Quelles sont précisément les demandes des handicapés ? Quelles sont leurs propositions ? Comment intégrer la prise en compte du handicap dans la politique générale des établissements ? Quelle vision le milieu culturel professionnel a-t-il du handicap ?

La loi de 1975 sur les personnes handicapées devait intégrer la dimension culturelle des projets. La Charte culture et handicap créée le 1er février 2001, développe la question des aménagements en faveur des personnes handicapées, mais traite moins l’accompagnement de ces personnes.

Toutes les personnes handicapées, jeunes ou âgées, ne sont pas familières des nouvelles technologies et ne savent pas utiliser les aides techniques. L’accès à tout pour tous paraît le plus simple à mettre en application et concerne notamment l’ouverture des dispositifs collectifs aux personnes rencontrant des difficultés.

La constitution des collections dépend du type de personnes handicapées que l’on souhaite atteindre. Quant aux autres services dans les bibliothèques, il est nécessaire de mener une étude des publics susceptibles de les utiliser avant de se lancer dans leur mise en place.

Il ne faut pas oublier les personnes isolées à domicile qui sont la majorité des personnes handicapées. La population vieillit, un grand nombre de personnes ne s’avoueront jamais handicapées.

La bibliothèque doit aujourd’hui s’inscrire dans un projet global. Il est nécessaire d’inscrire les actions dans une politique d’animation élaborée en partenariat.
Les bibliothèques universitaires de Franche-Comté.


· En Lettres et en Droit ainsi que dans les bibliothèques correspondantes :

Un micro-ordinateur grand écran pourvu de logiciels permettant l’agrandissement visuel, la synthèse vocale et la lecture en braille sur la plage tactile de documents informatiques est installé dans chaque lieu.

Dans chacune des bibliothèques, une imprimante, un vidéo agrandisseur permettent la consultation des documents « papier » de toute nature : ouvrages imprimés, cartes, manuscrits, etc. et deux télé agrandisseurs portatifs. Ils sont en prêt aux étudiants.

En complément de la mise à disposition du matériel spécialisé et des documents (livres, thèses, périodiques et autres documents sur support papier et électronique tels que cédéroms et Internet, selon des modalités d’accès diversifiées), le personnel des bibliothèques universitaires du Service commun de la documentation (SCD) propose son aide et ses conseils.

SCD
Service commun de documentation
30-32 rue Mégevand
B.P. 1057
25001 Besançon Cedex
François-Xavier Hervé
Tél. 03.81.66.51.14

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter le guide Vie étudiante et handicap réalisé par l ’Université de Franche-Comté.

Pour Vesoul, quelques adresses utiles dans le Guide des Etudiants à mobilité réduite de l’IUT de Vesoul, Avenue des Rives du Lac (70000 Vaivre-et-Montoile).
Tél. 03.84.75.95.00

CROUS
Service culturel
Le CROUS de Besançon propose des activités culturelles et des spectacles
40 avenue de l’Observatoire
B.P. 91107
25002 Besançon Cedex 3
Tél. 03.81.48.46.40

Quelques adresses en Franche-Comté

• ARCHIMED’ : Action Recherche Culture-Handicap Innovation et Médiation Europe et Développement. ARCHIMED’ est une association qui s’attache à promouvoir l'égalité des chances pour l'accès à la culture.
Elle apporte ses compétences et son expérience pour une meilleure prise en compte des pratiques culturelles des personnes en situation de handicap, par des missions d'animation, d'appui et de conseil. Son équipe est constituée de trois permanents et de plusieurs personnes ressources qui interviennent ponctuellement sur différentes missions.

ARIS : Association Régionale pour l’Insertion Sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap. L’ARIS intervient à la fois pour accompagner les personnes handicapées dans le monde du travail, et pour soutenir les entreprises qui les accueillent.
L’ARIS est implantée à Belfort et à Montbéliard. Ce service est hébergé par la Maison de l’Information sur la Formation et l’Emploi (MIFE)

Association des donneurs de voix : Bibliothèque sonore
B.P. 563
4 rue Fontenottes
25027 Besançon Cedex
Tél. / fax : 03.81.80.45.52
Il existe 2 autres bibliothèques sonores à Belfort et à Lons-le-Saunier.

CLIS : Classes d’Intégration Scolaire. La CLIS est une classe de l'école et son projet intégratif est inscrit dans le projet d'école. Elle a pour mission d'accueillir de façon différenciée dans certaines écoles élémentaires ou exceptionnellement maternelles, des élèves en situation de handicaps afin de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire.

CMPP : Centres Médico-Psycho-Pédagogiques. La plupart des CMPP sont des structures associatives. Il en existe dans chaque département. Le CMPP s’adresse à des enfants et adolescents de la naissance jusqu’à 18 ans souffrant de difficultés diverses au cours de leur développement. C’est un lieu de parole pour les enfants, adolescents et leurs parents. C’est aussi un lieu de prévention.

• CREESDEV : Centre Régional d’Enseignement et d’Education Spécialisés pour Déficients Visuels. Géré par l’association "Les Salins de Bregille", le CREESDEV propose pour la région Franche-Comté des services pour répondre aux besoins des enfants déficients visuels de la naissance jusqu’à 20 ans en matière d’éducation, de rééducation, de scolarisation en classe spécialisée ou en intégration scolaire.

ETAPES : Etablissement Public Educatif et Social. Basé à Dole, cet établissement public prend en charge des personnes handicapées mentales. ETAPES se divise en trois départements : Education, soin et intégration (qui gère un IME et une SESSAD) ; Travail adapté et insertion professionnelle ; Habitat, insertion sociale et soin.

GIAA : groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes
Bibliothèque sonore et braille, prêt de matériel, conseils, stages, sport, voyages
3 avenue de Bourgogne
25000 Besançon
Tél. 03.81.52.27.03
Mercredi de 17h à 19h

IME : Institut Médico-Educatif. Ces structures accueillent sur décision de la CDES des enfants et adolescents (de 3 à 20 ans) porteurs d’une déficience intellectuelle sans autres indications (SAI) ou autistes. Ils se répartissent en plusieurs services selon le handicap et l’âge de l’enfant.

• IMP : Institut Médico-Pédagogique. Ces structures reçoivent des enfants d'âge préscolaire et scolaire de 6 à 14 ans, déficients intellectuels légers (QI supérieur à 65), moyens (QI entre 50 et 65) ou profond semi éducables (QI de 30 à 50) et leur assurent un enseignement général et pratique adapté ainsi qu'une formation gestuelle développant leur habileté manuelle.

• IMPRO : Institut Médico-Professionnel. Ces structures apportent aux jeunes en situation de handicap de 14 à 20 ans un complément de connaissances générales et une formation professionnelle adaptée à leur handicap, permettant le plus souvent l'entrée en CAT.
Pour orienter chaque élève vers l'activité qu'il est le mieux à même d'exercer, compte tenu de ses capacités propres, l'établissement s'assure le concours de services d'orientation.

• UNAPEI : Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales. L’UNAPEI est une structure fédérative qui regroupe, au niveau local, 546 APEI (Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales, également connues sous les noms de Papillons Blancs, Chrysalide etc.), au niveau départemental, 96 ADAPEI ou UDAPEI, et au niveau régional 22 URAPEI.

Au cours de l’enquête, les professionnels interrogés ont cité à plusieurs reprises les ADAPEI et les APEI comme structures partenaires.




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“Enjeux et Perspectives de L’Accès à L’Information Pour L’Usager Virtuel Handicapé Visuel”
Dougnac, M. H. (France)

Résumé
Faire venir les personnes handicapées visuelles en bibliothèque, toucher cette part importante de «non usagers» et plus globalement, permettre l’accès à l’information pour les «publics empêchés», constitue pour les professionnels des bibliothèques et de l’information un objectif ambitieux mais réalisable, grâce à l’évolution des technologies de l’information. Parmi les «publics empêchés», l’analyse des pratiques d’accès à l’information des usagers aveugles ou malvoyants, tout en mettant ces pratiques en regard de leur fréquentation des bibliothèques ou des services d’information spécialisés, constitue un indicateur majeur.
Les études menées auprès des publics handicapés visuels soulignent le paradoxe suivant : ils se révèlent extrêmement demandeurs d’information et des lecteurs potentiels non négligeables, cependant, en raison de l’apparition de leur handicap ou de la situation de handicap qu’ils vivent depuis de nombreuses années face à l’écrit, ils considèrent la bibliothèque comme un temple de l’écrit et de médias auquel ils n’ont pas ou plus accès.

Partir à la conquête des «publics empêchés» revient à lever un double écueil : en premier lieu, l’accès physique et matériel - qui peut néanmoins demeurer virtuel si le service s’offre à distance - pour en second lieu, donner accès au contenu intellectuel de la bibliothèque, à l’essence même de notre métier, à l’information, qu’elle soit de loisir, scolaire ou ponctuelle.

L’usager déficient visuel devient donc virtuel du fait de la situation de handicap qu’il vit, mais ne demande qu’à être conquis par une offre de services adéquats.

Pour se faire, il convient de définir avec pertinence les besoins et les pratiques de lecture et d’accès à l’information de la clientèle que l’on se propose de desservir (étudiants, personnes âgées, usagers dans la vie active… n’ont pas les mêmes attentes).

Ces pratiques seront mises en regard des moyens humains, technologiques et financiers dont l’établissement dispose. Un projet de services verra alors jour, en adéquation avec les missions de l’établissement, en partenariat avec les associations et autres services existant. Un volet formation du personnel devra être intégré. Le fait que l’usager handicapé visuel soit par essence virtuel pour la plupart des bibliothèques et services d’information, en dehors des établissements spécialisés dans la fourniture de supports alternatifs, offre un atout indéniable.

En effet, ces usagers en situation de handicap accru (d’un point de vue matériel et intellectuel) face à l’accès à l’information sont parmi les plus concernés par l’évolution de l’offre de services, induite par l’apparition des nouvelles technologies de l’information.

Marie-Hélène Dougnac : travaux de recherche en cours portant sur les pratiques de lecture des personnes déficientes visuelles

Source : http://www.eca.usp.br/iflamkt/Trabalhos/PDF/trabalho2.pdf.



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Le 30 juin, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) au terme d’une procédure législative avec quelques exceptions :
- exception reproduction pour conservation et communication sur place (droits d’auteur et droits voisins) ;
- exception concernant les personnes handicapées avec mention explicite des bibliothèques, archives, centres de documentation et espaces culturels multimédias ;
- exception enseignement et recherche à partir du 1er janvier 2009 (droits d’auteur, droits voisins et bases de données) moyennant cependant une compensation négociée ;
- droit de saisine de la nouvelle autorité de régulation des mesures de protection technique si ces dernières empêchent le bénéfice des exceptions.

Mais l’exception pédagogique auparavant adoptée par le Sénat a été amputée de l’essentiel de sa portée par l’exclusion, introduite par la commission mixte paritaire du 22 juin, des courtes œuvres, des partitions, et des "œuvres réalisées pour une édition numérique de l’écrit" tandis que les reproductions autorisées sans autorisation, mais moyennant une compensation négociée, ne visent que l’illustration et non plus l’analyse.



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25 ans de la loi Lang
Cette loi a permis de préserver un réseau de librairies indépendantes en France, et une offre éditoriale diversifiée. Assortie des nouvelles dispositions sur le plafonnement des remises aux collectivités, elle ne peut cependant pas supprimer toutes les menaces qui pèsent sur le livre et les professions qui en vivent : concentration des grands groupes d’édition et de diffusion distribution, production de livres pléthorique, numérisation…

La remise autorisée pour les nouveautés est de 5 % quel que soit le lieu d’achat.

Les collectivités sont les seules à bénéficier de la remise maximale accordée par la loi (9 % depuis 2003).

La notion de prix unique du livre n’est pas connue du grand public, persuadé qu’on achète les livres moins chers en grande surface. On peut estimer qu’une dizaine de pays appliquent le prix unique sous forme d’une loi ou d’un accord interprofessionnel.

La France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Grèce, le Portugal, les Pays-Bas et la Slovénie ont légiféré sur ce sujet. L’Italie également, mais l’application du texte demeure aléatoire en raison de ses nombreuses exceptions. Au Danemark et en Hongrie, le prix unique passe par un accord entre éditeurs et librairies. Le Danemark vient toutefois de remettre en cause ce système en ajoutant des exceptions. La Slovénie se prépare à voter une loi entérinant l’accord interprofessionnel en vigueur, la Pologne et la Belgique en discutent depuis quelques années, la Grande-Bretagne avait supprimé la sienne en 1995. En Europe, mais hors de l’Union Européenne, la Norvège applique le prix unique, de même que la Suisse alémanique (pour le moment), mais pas la Suisse romande. En revanche, la totalité des 25 membres de l’UE (sauf Danemark) accorde un taux de TVA réduit au livre, ce qui est une autre façon de le soutenir. L’Irlande, la Grande-Bretagne et la Norvège n’appliquent même aucune taxe. Hors d’Europe, c’est le régime libéral qui prévaut. Le Mexique vient toutefois de voter une loi instaurant un prix fixe.
Source : Livres Hebdo 07/06

Une autre question se pose, quelles seront les conséquences de la prochaine introduction de la publicité pour les livres à la télévision?

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette loi et des nouvelles dispositions concernant les remises sur le site de l’ACCOLAD.



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La Joie par les livres envisage de valoriser sa collection d’affiches sur le thème de la lecture et du livre pour la jeunesse, rassemblée depuis environ 2 décennies.
Le projet est de cataloguer les documents, puis de les numériser afin de favoriser recherche et consultation sur place, voire à distance si la question des droits d’auteur permet de diffuser ce catalogue sur le site Web.

Pour gagner en intérêt cette collection mérite d’être aussi complète que possible, chronologiquement et géographiquement.

C’est pourquoi la Joie par les livres sollicite les professionnels du livre et de la lecture afin qu’ils fassent parvenir un exemplaire papier de chaque nouvelle affiche réalisée par leurs soins, et si possible un exemplaire de toutes celles diffusées antérieurement :
- affiches de campagne promotionnelle sur la lecture ;
- affiches des manifestations telles que salons, foires, fêtes, expositions, prix, colloques ;
- affiches sur les bibliothèques et médiathèques et les manifestations qu’elles organisent à l’attention du jeune public ;
- affiches des éditeurs et libraires pour la jeunesse.

La Joie par les livres
CNLE – Collecte d’affiches
25 boulevard de Strasbourg – 75010 Paris




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www.languesdefranceenchansons.com

Le site du Hall de la Chanson vient d’enrichir ses collections thématiques d’une nouvelle production. Il s’agit d’un site consacré aux langues de France à travers la chanson, coproduit avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.

Le site laisse la parole à des chanteurs et musiciens qui ont choisi de s’exprimer dans une des langues de France. Interviews, biographies détaillées, articles de fond et plus de 150 extraits sonores permettront de se familiariser avec l’extraordinaire vitalité de ces musiques, et la grande diversité des modes d’expression.

Le site propose, en plus de productions phonographiques, une sélection d’enregistrements collectés par des militants associatifs ou des ethnomusicologues : bourrées chantées d’Auvergne, grandes complaintes de Bretagne, chants collectifs des Amérindiens de Guyane. On entend par "langues de France" les langues régionales ou minoritaires parlées traditionnellement par des citoyens français sur le territoire de la république.

Le recensement de 1999 a révélé que 26 % des adultes vivant en France avaient pratiqué dans leur enfance une langue autre que le français : l’alsacien (660 000 personnes), l’occitan (610 000), les langues d’oïl (580 000), le breton (290 000) de manière habituelle, et pour chacune de ces langues, un nombre au moins égal de locuteurs occasionnels. La transmission des langues de France n’est cependant presque plus assurée dans le cadre familial, et dépend aujourd’hui surtout de l’enseignement et de leur créativité dans le domaine artistique.

On en dénombre plus de soixante-quinze, en métropole et outre-mer. Une grande diversité les caractérise. Dans l’hexagone : langues romanes, germaniques, celtique, et le basque, non indo-européen. Ailleurs : créoles, langues amérindiennes, polynésiennes, bantoue (Mayotte), austronésiennes (Nouvelle Calédonie)…

Diversité démographique aussi : si l’arabe compte 3 ou 4 millions de locuteurs en France, le neku ou l’arhâ n’en comptent que quelques dizaines. Entre les deux, les différents créoles, ou le berbère, sont parlés par 2 millions de Français.


Les différentes langues recensées en France et en outre-mer

France métropolitaine Langues régionales :
Alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand occidental, francique mosellan, franco-provençal, langues d’oïl (franc-comtois, wallon, champenois, picard, normand, gallo, poitevin saintongeais, lorrain, bourguignon morvandiau), langue d’oc ou occitan (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin).

Langues non territoriales :
Arabe dialectal, arménien occidental, berbère, judéo-espagnol, romani, yiddish.

La langue des signes française (LSF) :
Utilisée traditionnellement par des citoyens français, c’est aussi la langue de France.

Outre-mer, zone caraïbe - créoles à base lexicale française :
Guadeloupéen, guyanais, martiniquais, réunionnais

Créole bushinenge de Guyane (à base lexicale anglo-portugaise) :
Saramaca ; aluku, njuka, paramaca.

Langues amérindiennes de Guyane :
Galibi (ou kalina), wayana, palikur, arawak (ou lokono), wayampi, émerillon, Hmong.

Nouvelle Calédonie :
Vingt-huit langues canaques Grande terre : nyelâyu, kumak, caac, yuaga, jawe, nemi, fwâi, pije, pwaamei, pwapwâ, langue de Voh-Koné, cèmuhi, paicî, ajië, arhâ, arhö, ôrôwe, neku, sîchë, tîrî, xârâcùù, xaragurè, drubéa, numèè.

Îles Loyauté :
Nengone, drehu, iaai, faguvea.

Polynésie française :
Tahitien, marquisien, langue des Tuamotu, langue magarévienne, langues des Îles Australes : langue Ra’ivavae, langue de Rapa, langue de Ruturu. Îles Wallis et Futuna : wallisien, futunien.

Mayotte :
Mahorais, malgache de Mayotte.




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Dans le cadre du plan national de numérisation, le ministère de la Culture et de la Communication vient de lancer un appel à projets numérisation pour l’année 2007 ouvert aux services du patrimoine, aux archives, aux bibliothèques et aux musées.

Le plan de numérisation 2007 cherche à renforcer deux objectifs :
- augmenter significativement l’offre de ressources culturelles numériques constituée d’ensembles cohérents et de taille critique ;
- promouvoir une consultation libre et ouverte des ressources numériques culturelles pour les internautes.

L’enveloppe prévisionnelle pour le budget 2007 et de 2,7 M. d’euros. Les projets seront sélectionnés en 2006 et financés dans le cadre de l’annualité budgétaire 2007. Ce nouveau calendrier vise à permettre le démarrage effectif des projets retenus. Le montant prévisionnel du financement au projet pourra atteindre 50 % du financement du coût total TTC du projet de numérisation pour les bibliothèques relevant de collectivités territoriales.

L’appel à projets, prévu pour financer des projets d’une durée d’un an maximum est structuré autour de six programmes thématiques :
1. Les territoires ;
2. Les personnes ;
3. Le français et les langues de France ;
4. L’art et l’archéologie ;
5. L’architecture ;
6. La création contemporaine.
Dans l’instruction du dossier, la DLL privilégiera les thématiques suivantes :
- Programme 1 : presse régionale et locale, manuscrits littéraires, cartes et plans ;
- Programme 4 : manuscrits médiévaux, fonds musicaux.

Il est à noter que les projets s’inscrivant dans le cadre de partenaires régionaux seront évalués en priorité.

Les documents concernant cet appel à projets sont en ligne sur le site du ministère de la Culture.

La date limite de réception des dossiers par la MRT (après passage par la DRAC) est fixée au 2 octobre 2006 à 17 heures.

Contacts :
- DRAC : Philippe Lablanche (Tél. 03 81 65 72 00)
- DLL (bureau des politiques documentaires) : Fabien Plazannet (Tél. 01 40 15 73 93) et Thierry Claerr (Tél. 01 40 15 75 26)
- MRT : Sonia Zillhardt (Tél. 04 40 15 76 46)



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Le mois du film documentaire se déroulera pour sa septième édition en novembre 2006. Il est soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication et le CNC et coordonné au plan national par l’association Images en bibliothèques. L’objectif de cette manifestation est de favoriser la découverte d’œuvres de qualité par un public plus large, de générer le dialogue entre auteurs, réalisateurs et spectateurs, et de fédérer l’action des différents partenaires culturels qui travaillent à la diffusion du film documentaire. Elle permet la valorisation des collections de films documentaires par la mise en place d’évènements : diffusion de films accompagnée de rencontres, débats, publication de filmographie, formations.

Cette manifestation devrait également offrir la possibilité de partenariats entre établissements aux fonctionnements différents, tels les bibliothèques et les cinémas de proximité, et être l’occasion d’associer les bibliothèques publiques à l’organisation de la manifestation.

Le Mois du film documentaire 2006 a une marraine, Audrey Pulvar, présentatrice du journal de France 3.

Les inscriptions au Mois du film documentaire sont possibles sur Internet, jusqu’au 15 octobre, pour pouvoir être répertorié dans le catalogue national de manifestations locales. Une coordination régionale se met en place en Franche-Comté en partenariat avec la Bourgogne. L’ACCOLAD regroupera les propositions des établissements francs-comtois.

Renseignements :
Images en bibliothèques, Dominique Margot
Tél. 01 43 38 19 92
Courriel : ib@imagenbib.com
Site : www.imagenbib.com

ACCOLAD
Courriel : chantal.fontaines@livre-franchecomte.com
Site : www.livre-franchecomte.com


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De pierre et de sel - les salines de Salins-les-Bains
CRDP et MTCC – 13 €
CRDP de Franche-Comté
6 rue des fusillés
B.P. 1153
25003 BESANCON Cedex
Tél. 03.81.25.02.50
Télécopie 03.81.25.02.61
http://crdp.ac-besancon.fr

Si l’archéologie apporte la preuve de l’exploitation des sources salées en Franche-Comté à partir du Néolithique, les salines de Salins-les-Bains témoignent quant à elles de plus de 1 200 ans de production de "l’or blanc". Cet ouvrage propose un éclairage complet sur les différents aspects et enjeux liés à cette activité.


Le FRAB au service d’une politique culturelle en région?
Actes du colloque du Havre (23 – 24 janvier 2003). Coédition ARL Haute-Normandie – FFCB.
24,6 x 17 ; 144 pages, cahier central en couleurs ; 18 € ; ISBN 2-915327-13-0


Les petites Bibliothèques Publiques
Bertrand Calenge - Paris: éditions du cercle de la Librairie, 2006. - 272 p. – ISBN 2-7654-0916-1 – 32 €.
Catalogues, classement, prêt et consultation, aménagement, mobilier, coût…
Des exemples concrets permettent de saisir précisément la gestion d’une petite bibliothèque. L’ouvrage s’adresse aux bibliothécaires, mais également aux élus locaux qui ont en charge d’en assurer le succès.


Bibliothèques et documents numériques
Alain Jacquesson et Alexis Rivier – Paris. Editions du cercle de la librairie, 2005. - 573 p. – ISBN 2-7654-0915-1 – 42 €.

Ce livre est une synthèse des enjeux liés à la numérisation des documents, il dresse un état des lieux des projets en cours et analyse la chaîne de production des documents numériques et les techniques mises en œuvre.


Le nouveau pouvoir des Internautes
François-Xavier Hussherr, Cécile Hussherr, Marie-Estelle Carrasco. Boulogne : Timée – édition, 2006. – 320 p. – ISBN 2 -915586 -59 - 4.17 € ou téléchargeable gratuitement sur le site www.nouveaupouvoir.org.

Disponible en téléchargement gratuit sur Internet avant sa sortie en librairie. Chacun peut réécrire des passages, améliorer et enrichir le contenu suivant le modèle proposé par l’encyclopédie Wikipedia.


• L’évaluation et les indicateurs de la performance des activités info documentaires
Ed. ; 2006. – 60 p. (coll. L’essentiel sur…) ISBN 2-84365-082-8 – 15 €.
Que mesurer? A quel niveau de détail? Comment? A quelle fréquence?... Cet ouvrage réunit des pistes pour une exploitation pertinente des données recueillies.


• Les droits de reproduction dans les bibliothèques, les archives et les musées
Actes réunis par Emmanuelle Chevry - Reims : UFR Lettres & Sciences Humaines, 2005 – 137 p. – ISBN 2 -914170-04-2 – 12 €.
Ce volume contient les actes de la journée d’études tenue à Troyes le 18 novembre 2004 autour des droits de reproduction dans les bibliothèques.


• La bibliothécaire jeunesse : une intervenante culturelle, 60 animations pour les enfants de 18 mois à 11 ans
De Dominique Alamichel, Le Cercle de la librairie, 38 euros ISBN : 2-7654-0931-5. Paru.
Les bibliothécaires ont toujours cherché à mettre en valeur et à donner de la vie à leurs documents par le biais d’animations.
La description de séances d’animation pour les 18 mois – 11 ans forme la grande partie du livre. Elles fourmillent de détails et de propositions concrètes. Pour chacune d’elles, des livres sont sélectionnés et présentés.


Livre
Michel Melot, photographies Nicolas Taffin – Paris : L’œil neuf éditions, 2006. – 220 p – ISBN 2-915543-10-0 – 29 €.
L’auteur explore l’histoire du livre dans ses multiples dimensions (codex, pratiques de lecture, indexation, apparition des bibliothèques). Il évoque également la dématérialisation de l’objet livre et s’interroge sur les enjeux de la numérisation.


Connaître la Franche-Comté
Editions 2006
La Région Franche-Comté et la Direction Régionale de l’INSEE viennent de faire paraître la nouvelle édition de "Connaître la Franche-Comté".

Ce document rassemble, en 16 thèmes, les données essentielles à la connaissance de la région : espace, population, logement, conditions de vie, éducation formation, emploi chômage, économie, entreprises, agriculture forêt, industrie construction, établissements, commerces services, établissements scolaires, santé, tourisme, sports loisirs.

Région peu densément peuplée (70 hab. / km², contre 110 au niveau national), la Franche-Comté a une population plus jeune que la moyenne française. En matière d’éducation, le taux de réussite au baccalauréat en 2005 des Francs-Comtois est supérieur à la moyenne nationale : 82,4% contre 80,2%. Dans les deux premiers cycles, 217 600 enfants sont scolarisés. Le nombre d’étudiants inscrits à l’Université diminue de 1%.

Cette plaquette est disponible à la :
Direction régionale de l’INSEE Franche-Comté
83 rue de Dole
B.P. 1997
25020 BESANCON Cedex

Ou consultable sur le site de l’INSEE Franche-Comté


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