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L'ACCOLAD mène une action de valorisation des fonds écrits patrimoniaux de la Région qui aura pour thématique "La botanique en Franche-Comté : les Herbiers", avec le soutien du Conseil Régional. Conjointement, la DRAC propose que soit réalisé un inventaire systématique des ouvrages de botanique de la Région. Le choix de cette thématique s'appuie sur différentes constatations : la présence de nombreux auteurs et savants exceptionnels en Franche-Comté dans le domaine de la botanique, en particulier la présence de documents remarquables (dessins, manuscrits, imprimés, reliures ou herbiers à plantes sèches) conservés dans les fonds patrimoniaux de Franche Comté. Ce projet global se manifestera sous plusieurs formes : - la mise en valeur (restauration, photographie, numérisation) et la réalisation d'un DVD, - des animations pour divers publics, - la réalisation d'un inventaire exhaustif des ouvrages de botanique de la Région ; sa mise en ligne accessible à tous chercheurs, bibliothécaires ainsi que de son exploitation. Ce projet ouvre également de nombreuses collaborations et relations entre bibliothèques, archives, musées, universités, associations ; permettant entre autre soit de rompre l'isolement d'un auteur, d'un manuscrit, d'un herbier ; soit d'animer ou de redonner vie à des fonds patrimoniaux. Bibliothèques, archives, musées, universités, associations sont invités à participer à ce projet en deux étapes. 1ère étape : la valorisation des herbiers Il s'agira d'effectuer un repérage sur les "trésors" des fonds, en particulier sur les documents qui répondront aux critères suivants : - thématique : la botanique. Documents présentant en particulier la flore (fleurs sauvages, domestiques, « herbiers »). Les traités techniques seront exclus pour cette première étape (almanach horticole, ornementation des jardins…). - il s'agit bien d'un document conservé en Franche-Comté, son contenu ne concerne pas forcement la Franche Comté (il peut s’agir d’une flore des Antilles, d’Alsace…) - les documents pourront être de nature différente (plan, dessin, manuscrit, imprimé…) Pour les imprimés : les périodiques et bulletins ne seront pas retenus pour cette étape en raison de la quantité produite surtout aux 19ème et 20ème siècles. - ne retenir que les documents illustrés, quelle que soit la technique (estampe, dessin, lithographie…), en noir et blanc ou en couleur, - dates : les manuscrits sont privilégiés car uniques par essence et la période s'étendra du Moyen-Age à nos jours, - la date d'impression des imprimés sera limitée à 1900, Afin d'aider les recherches, que ce soit pour les fonds informatisés ou non, une liste d'auteurs les plus importants dans l'histoire de l'édition botanique est disponible à l'ACCOLAD. La thématique "Botanique : Herbiers" est très large, donc le mot herbier n'est pas la seule clef d'entrée à relever. Une liste de mots clefs est également disponible pour mieux repérer les documents concernés par cette thématique "botanique" très vaste, à titre d'exemple. 2nde étape : inventaire et catalogage des documents de botanique Il s'agit d'établir un catalogue complet de tous les ouvrages traitant de botanique (tous supports, types, dates) conservés dans la région. Le catalogage se fera en format UNIMARC sur une base de données régionale. Nous souhaitons mettre en commun un catalogue informatisé, utile non seulement à la recherche mais également à la saisie : évitant ainsi les saisies en doublon. Seules les particularités, localisation, cote seraient à inscrire par exemple. La réalisation du DVD, les animations sont programmées pour le printemps 2004. L'inventaire des ouvrages de botanique s'effectuera en plusieurs étapes, en commençant dès 2003, avec les ouvrages repérés pour la première étape « valorisation des herbiers ». Nous espérons que ce projet pourra générer une dynamique d'exploitation et d'animation des fonds anciens connus ou non afin d'offrir une connaissance des documents à un public diversifié et susciter un réseau d'intérêts sur les fonds patrimoniaux, par exemple, et une conservation partagée des travaux de recherche, d'édition, d'exposition en collaboration avec tous les professionnels. Retour aux archives |
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Cette formation à l’initiative de l’ACCOLAD dans le cadre de sa mission de conservation et de valorisation des fonds anciens ou précieux de Franche-Comté était animée par Marie-Claire WAILLE, conservateur patrimonial à la bibliothèque de Besançon. Cette formation a permis de préciser la terminologie, de retracer l’histoire de l’édition botanique du XVIe au XVIIIe siècle et de présenter un certain nombre de livres de botanique marquants, à partir des collections anciennes de la bibliothèque municipale de Besançon. Question de terminologie : Si on désigne aujourd’hui sous le nom d’herbier une « collection de plantes séchées réalisées avec une finalité et une méthodologie scientifiques », au Moyen Age et au 16e siècle, ce terme d’herbier (en latin : herbarium) désigne un livre où des plantes sont répertoriées, décrites et représentées, que ce soit par des dessins manuscrits ou des gravures, sans souci de classification scientifique et organisées essentiellement d’après leur usage, avant tout médicinal, ou par ordre alphabétique. Les illustrations y sont souvent recopiées de livre en livre, sans souci de réalisme. A partir du 17e siècle, où la botanique évolue par l’observation pour devenir une science, on emploiera plutôt le terme de « livre de botanique». Le terme de « flore » s’emploie pour un livre imprimé décrivant de façon systématique l’ensemble des plantes croissant naturellement dans un pays, une région... Les premiers « inventaires floristiques » apparaissent au 16e siècle (cf Simler, De quibusdam Vallesiae plantis, 1574 pour le Valais) ; le premier inventaire floristique français est celui de Th. Mont-Sainct, Le jardin senonois cultivé naturellement d’environ 600 plantes diverses, qui croissent à moins d’une lieue de la ville et cité de Sens, 1604. La première flore méthodique est celle de Lamarck, Flore françoise, 1778-1779. En ce qui concerne l’herbier au sens actuel (« herbier séché » en italien : horti ou erbari sicci), l’utilisation d’échantillons séchés pour la reconnaissance des plantes commence début 16e siècle : Luca Ghini (1490-1566), professeur de « simples médicaments » à l’université de Bologne puis à Pise et responsable du jardin botanique, enseigne à ses étudiants les techniques de séchage ; parmi ceux-ci, Ulisse Aldrovandi (1519-1605) ou Andrea Cesalpino (1519-1603), parmi les meilleurs naturalistes de la Renaissance, répandront la technique dans toute l’Europe. Les plus anciens « herbiers séchés » sont conservés en Italie ; on signalera aussi l’herbier de Caspar Bauhin conservé à la bibliothèque du Jardin Botanique de Bâle (2360 plantes.) Esquisse de l’évolution de la botanique et de l’édition botanique 1.- Antiquité et Moyen Age Les plantes sont connues et utilisées depuis l’aube des temps pour leurs vertus alimentaires, thérapeutiques (médicaments) ; elles sont aussi cultivées pour leur beauté : l’art horticole est développé par Mésopotamiens et Égyptiens qui introduisent des plantes venues d’ailleurs. Les deux ouvrages qui vont servir, pendant près de quinze siècles, d’enseignement et de référence au monde occidental, recopiés sans subir d’évolution ni d’adaptation notable, datent du Ier siècle après J.-C, écrits par deux contemporains : le Traité de matière médicale du grec Dioscoride et l’Histoire naturelle du romain Pline l’Ancien. La botanique y est complètement absorbée par la médecine. Dioscorides Pedanios ou Dioscoride, médecin, né à Anazarba, est l’auteur d’un ouvrage de médecine dont une grande partie est consacrée à la description de plantes (environ 600 ; dont 500 qu’il mentionne avoir vues.) Le principal critère de subdivision des plantes adopté est fondé sur les propriétés thérapeutiques des diverses essences végétales. L'œuvre de Dioscoride, connue par un grand nombre manuscrits (le plus ancien est le Codex Vindobonensis conservé à la Österreische Natiolbibliothek de Vienne, exécuté vers 512 à Constantinople), est surtout liée au commentaire qu’en a fait Pier Andrea Mattioli (1500-1577), médecin et naturaliste italien, qui publie son herbier illustré Commentari alla Materia Medica di Pedania Dioscoride di Anazarbeo, souvent réédité dans toutes les langues européennes, dans lequel sont décrites et illustrées près de 1200 espèces de plantes à usage médical. 2.- XVIe siècle À la Renaissance, le savoir sur les plantes se sépare peu à peu de la médecine pratique à laquelle il était jusqu’alors lié. Si les textes continuent de se référer aux Anciens, les illustrations, souvent oeuvres de véritables artistes, se font de plus en plus riches et précises, copiées non plus dans les livres mais in vivo, dessinées d’après nature : ainsi l’ouvrage d’Otto Brunfels, Herbarum vivæ icones... (1530), comme ceux du De historia stirpium... (1542) de Leonhart Fuchs. Les botanistes, qui doivent intégrer des plantes nouvelles, se fixent pour objectif premier de mettre de l’ordre dans les nomenclatures héritées de l’Antiquité (cf l’œuvre de Conrad Gesner, 1516-1565). Les navigateurs rapportent de lointaines contrées des spécimens de plantes inconnues jusque-là qui permettent de rectifier les erreurs des anciennes encyclopédies, pleines de fleurs fantastiques. C'est l'époque des premiers jardins botaniques en Italie (Pise, Padoue en 1545 ; Florence en 1550 ; Bologne en 1567), puis à Leyde (1587) et à Montpellier (1593). A la fin du 16e siècle, une différence très nette apparaît entre la culture des fleurs et celle des simples dans les jardins. L'afflux de nouvelles plantes stimule l'horticulture ornementale. Les herbiers décrivant les plantes utiles sont détrônés par les florilèges où les plantes sont présentées pour leur beauté. Cela se traduit aussi à la fin du siècle par le passage de la gravure sur bois (dans le texte) à la gravure sur cuivre - burin et eau-forte - (en hors-texte) qui permet de faire ressortir les détails avec plus de netteté et de finesse. Ces gravures sont parfois coloriées très soigneusement Les « trois pères » de la botanique allemande BRUNFELS, Otto (1488-1534). Les gravures sur bois illustrant son Herbarium vivae eicones (1530-1536), d'après les aquarelles très fidèles de Hans Weiditz (élève de Dürer), ouvrent de nouveaux horizons à la botanique. Il recense la flore des environs de Strasbourg et de la rive gauche du Rhin et publie le premier traité de botanique systématique d'Allemagne, le Contrafayt Kreuterbuch. BOCK, Jérôme / Hieronymus, dit Tragus ( 1498 - 1554). Rresponsable du jardin botanique de Zweibrucken (Palatinat), il publie en 1539 son New Kraeuterbuch où il s’affranchit de l’ordre alphabétique, en divisant les plantes en herbes, arbrisseaux et arbres. FUCHS, Leonhart (1501-1566). Auteur du De Historia stirpium commentarii insignes, Bâle, 1542, il inaugure la nomenclature botanique en donnant la définition des termes spéciaux utilisés dans les descriptions, et recense, dans l'ordre alphabétique de leur nom, plus de 400 plantes allemandes et de 100 plantes étrangères, parfois même exotiques tel le maïs, originaire d'Amérique, décrit ici pour la première fois. 512 bois gravés présentent les plantes en pleine page. Les Bauhin Jean BAUHIN (Bâle 1541- Montbéliard 1612), l’un des premiers pomologues, laisse à sa mort une Histoire Universelle des Plantes, en 3 volumes, incomplète, publiée à titre posthume, en1650, par le médecin suisse D.Chabrey. Son frère Caspar BAUHIN (Bâle 1560-1624), anatomiste, botaniste et médecin, fonde en 1589 le Jardin botanique de Bâle. Il est le premier à décrire et à donner son nom actuel à la pomme de terre :"solanum tuberosum" cultivée dans le Pays de Montbéliard cent ans avant Parmentier. Son herbier est conservé au Jardin botanique de Bâle. Charles de L’ECLUSE (1526-1609), directeur à Vienne des jardins de l'empereur Maximilien II, est le premier à acclimater des bulbes de tulipes reçues en 1573 de l'ambassadeur de France auprès de Constantinople. Il prend la direction du jardin botanique de Leyde où il cultive davantage de plantes ornementales que de plantes utiles, afin de créer un vrai hortus botanicus plutôt qu'un hortus medicus. Son Rariorum plantarum historia (Anvers, 1601), rassemble la plupart de ses écrits antérieurs, avec 1585 plantes décrites, divisé en 6 livres, typiques de la classification botanique de l’époque : - I / arbres arbrisseaux et sous-arbrisseaux - II / plantes tubéreuses et bulbeuses - III fleurs à parfum agréable - IV / fleurs sans parfum - V / plantes vénéneuses, narcotiques ou corrosives - VI / plantes laiteuses, ombellifères, légumineuses, mousses, fougères, champignons. 3.- XVIIe - XVIIIe siècles La botanique devient une science à part entière. Des expéditions à but strictement scientifique sont organisées ; de nombreux naturalistes parcourent le monde à la recherche d’espèces nouvelles. A cet égard, en France, le « Jardin royal des plantes médicinales », qui deviendra le Jardin des Plantes, joue un rôle essentiel : il bénéficie d’un développement très important durant les 25 d’intendance de Guy Crescent Fagon (1638-1718), qui attire de jeunes savants (Tournefort, Plumier, Feuillée, Sébastien Vaillant), les envoie en missions lointaines et effectue des expériences d’acclimatation avec les plantes rapportées (il invente les serres pour faire pousser les plants de café rapportés par Sébastien Vaillant.) Le père Plumier parcourt les Antilles françaises (1689) et fait quelques incursions en Amérique (cf. Description des plantes de l'Amérique, avec leurs figures ..., Paris, de l’Imprimerie Royale, 1693, 2º ) Ses comptes rendus et dessins seront repris dans divers articles et planches de l’Encyclopédie. En 1766, Philibert Commerson suit Bougainville dans son voyage autour du monde, puis poursuit seul ses recherches à l’Île Maurice, Madagascar et La Réunion. La notion de recensement complet des végétaux d’un pays, d’un région, même des plantes sans usage connu apparaît. Surtout, les idées de classification et d’expérimentation progressent rapidement. John Ray définit le concept d’espèce en le fondant sur la reproduction (Historia plantarum en 1686 où la classification est basée sur les monocotylédones et les dicotylédones.) Tournefort propose une nouvelle classification basée sur les caractères de la fleur et groupe les espèces en genres Linné s’inspirant de Tournefort et de Ray, élabore un système basé sur la sexualité des plantes. Antoine de Jussieu précisera, en 1789, la notion de famille (= entité naturelle réunissant des genres voisins). Joseph Pitton de TOURNEFORT (1656-1708), botaniste au Jardin du Roi, publie en 1694 ses Elemens de botanique ou méthode pour connoître les plantes où il détermine le genre suivant deux critères (fleur et fruit) et classe les plantes en examinant les fleurs (en priorité, la corolle), les feuilles, les racines, les tiges et la saveur. La qualité des illustrations de Claude Aubriet (1665-1742), futur peintre du Jardin du roi, a considérablement contribué au succès de sa classification, qui se répand à travers toute l’Europe, et ne sera concurrencée que par le système de Linné. Carl von LINNE, Carl von (1707-1778), suédois, fonde l'Académie des Sciences de Suède ; en 1742, il y obtient la chaire de botanique. La classification de Linné (methodus sexualis) est basée sur la sexualité des plantes, en fonction de la structure de la fleur et plus précisément du nombre, de la disposition et de la proportion des organes de reproduction: l'étamine et le pistil. Linné a également inventé la nomenclature dite « binomiale », toujours en vigueur aujourd'hui : chaque espèce est désignée par 2 noms, un nom générique commun à plusieurs espèces voisines et un nom spécifique différent pour chaque espèce du groupe. Retour aux archives |
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L'Assemblée Nationale a adopté
le 2 avril 2003 en première lecture, le projet de loi qui autorise
la rémunération des auteurs et éditeurs dans le
cadre des prêts en bibliothèque. |
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| Les chemins de la Résistance Suite au succès en 2001 de la première initiative et en collaboration étroite avec les « Chemins de l’insertion et de la citoyenneté » association constituée dans la foulée des chemins de Compostelle. Une marche de 1000 km sur les chemins de la Résistance du 8 mai au 23 juin, partant de Besançon jusqu’aux plages du débarquement allié est proposée à dix personnes placées sous main de justice par le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation du Doubs. Ce projet a été décliné dès novembre 2002 à l’intérieur de la Maison d’Arrêt de Besançon sous forme d’accompagnement pédagogique. Les participants sont tous volontaires, condamnés, susceptibles de pouvoir bénéficier de libération conditionnelle au moment du départ avec une fin de peine postérieure à juillet 2003. L’objectif est de reconquérir au sein de la société un espace de vie nécessaire à leur épanouissement et de profiter de temps de la peine pour préparer l’après sanction. Il s’agit pour le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de lutter contre la récidive, de donner à la sanction toute sa valeur éducative, tout en réaffirmant la place de l’insertion au sein de l’Administration Pénitentiaire. L’ACCOLAD s’implique dans cette action par la participation active de sa chargée de mission qui marchera au côté des détenus de Besançon à Nantua. Retour aux archives |
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