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| La Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SoFIA) a été agréée pour la gestion du droit de prêt (arrêté du ministre de la culture en date du 7 mars, paru au JO du 12 mars). La SoFIA a déjà rencontré les organisations représentant les bibliothèques et les fournisseurs de livres. Elle se fera également connaître auprès de l’ensemble des bibliothèques et de leurs fournisseurs pour connaître les livres achetés et collecter la contribution au droit de prêt à l’achat. Son site web présentera des fonctionnalités adaptées aux acteurs concernés par le droit de prêt. Une journée d’étude, organisée par l’ACCOLAD pour le domaine des bibliothèques et en collaboration avec le CRL pour les librairies sera l’occasion de présenter les résultats de l’enquête nationale et de l’enquête régionale ainsi qu’une information sur les marchés publics. Les informations sur les remises aux bibliothèques sont consultables sur le site de l’ACCOLAD : rubrique Conseils. Retour aux archives |
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L’ACCOLAD a organisé le 17 mai, à la bibliothèque universitaire de Besançon, une journée de formation intitulée Pour en finir avec le catalogage ? Les différents thèmes abordés ont porté sur : - la mort du catalogage ? - quel avenir pour les catalogueurs ? - que deviendront les catalogues à l’heure du numérique ? - comment se situent les fournisseurs de notices ? Les intervenants étaient : - Thierry Delcourt, directeur de la médiathèque de l’agglomération troyenne - Dominique Lahary, directeur de la BDP du Val d’Oise - Amel Taleb, coordinatrice des produits bibliographiques à la BnF - Michèle Aderhold, Electre - Christian Ducharme, Zébris Intervention de Thierry Delcourt J’ai été formé, comme la plupart d’entre vous, à l’école du catalogage pur et dur, celle qui distingue férocement entre la description des documents (les fameuses zones de l’ISBD) et les accès. On m’a enseigné, et j’ai tenté de transmettre, le goût de la « belle notice », reflet exhaustif et exact du document qu’elle décrit, cette tradition issue de générations de bibliothécaires nourris au lait de Gabriel Naudé ou de Brunet. Toutes ces certitudes se sont peu à peu effondrées lorsque je me suis trouvé de l’autre côté de la barrière, à la bibliothèque de Troyes, à partir de 1996. Il nous fallait mener de front, avec un personnel réduit, un programme de construction d’une grande médiathèque centrale de 10 000 m² et d’une annexe de quartier de 1 000 m² : - l’informatisation de la bibliothèque - la conversion rétrospective des fonds anciens - un plan d’acquisition de 3 MF - le lancement d’une politique d’action culturelle ambitieuse - un très gros travail de mise en valeur du patrimoine Il était impossible de faire cela, tout en continuant à cataloguer "à l’ancienne", quel qu’en fut le désir des bibliothécaires en place. D’autant que sont très vite arrivées les 35 heures, qui réduisaient de 10 % la capacité de travail de l’équipe. Tout s’est déroulé dans un contexte en plein bouleversement : - l’arrivée massive d’Internet, qui a radicalement transformé les pratiques de recherche des lecteurs, pas forcément dans le sens qu’on pourrait attendre - le nombre de lecteurs qui font des recherches en ligne sur le catalogue est passé, de novembre 2000 à novembre 2003, de 25 % à 40 %. Ce qui remet un peu en cause l’idée reçue suivant laquelle, en lecture publique, les utilisateurs repèrent les documents sur les rayons et non dans le catalogue (même si le lectorat de la BPI, comme le nôtre d’ailleurs, est dans le même temps devenu de plus en plus étudiant). L’offre bibliographique de qualité de plus en plus diversifiée : SBN/Questel, BNF, Electre, Zebris, CNS, CD-mail… Le développement de la numérisation, permet d’accéder directement à l’image de l’original et rend caduque, au moins pour les documents libres de droits, la nécessité d’une description bibliographique exhaustive. La demande croissante, de la part du public et des élus, que la bibliothèque municipale offre davantage de services et soit un lieu vivant, où il se passe à tout instant quelques chose… sans recrutements supplémentaires. La nécessité d’affirmer la fonction d’accueil et de médiation des bibliothécaires, dans une société de plus en plus parcellisée, où le savoir et la culture doivent se prendre plutôt qu’ils ne se donnent, où l’accès à l’information nécessite de maîtriser des outils (techniques ou intellectuels) de plus en plus complexes. Enfin, au moins à Troyes, l’intégration au sein du même réseau informatique d’établissements de nature, de structure, et de tutelles très différentes : - médiathèque et ses deux annexes - conservatoire - bibliothèque de l’agglomération - maison de l’outil Nous avons à Troyes mis l’accent sur 4 points : - l’accueil, l’animation, l’action culturelle : service en salles, ateliers, tables thématiques, produits bibliographiques, projections, programmation de contes, de lectures, de rencontres, de conférences - le choix d’un recours massif aux notices BNF, Electre, CVS - l’interdiction absolue de dépouiller les périodiques vivants (il y a Generalis, CD-Rap pour cette fonction…) - l’interdiction absolue d’intervenir sur les notices récupérées, sauf erreur grave sur les zones indexées qui risquent de bloquer la recherche Des erreurs peuvent apparaître mais la probabilité est bien plus forte que la médiathèque de l’agglomération troyenne fasse des erreurs, plutôt que la BNF ou Electre… Le coût est aussi à calculer face au temps gagné. La récupération des notices permet de libérer du temps à des tâches utiles et d’éviter la multiplication des particularismes (une section jeunesse et une indexation matière des albums ; une bibliothèque municipale et des résumés, le fonds ancien ajoute les dates aux auteurs, la lecture publique les enlève…). Le bilan actuel pour la médiathèque de l’agglomération troyenne laisse apparaître beaucoup de temps dégagé, certains bibliothécaires reconnaissent qu’ils ont du temps à eux… et se mettent à proposer des animations, à associer des lecteurs aux acquisitions… D’autres dépriment. Il faut toutefois reconnaître que nous ne sommes qu’au milieu du gué. Il existe des problèmes relatifs aux incohérences du catalogue, liées aux différentes sources de la conversion rétrospective, qui ne se voyait pas dans les fichiers papier, mais qui apparaissent sur le catalogue informatique. Problème aussi des notices BNF ou Electre, inégales suivant les périodes, les délais de mise à disposition des notices trop complètes sans possibilité simple de filtrer les données qui ne nous intéressent pas en tant que bibliothèque municipale. Le coût excessif des notices Electre. Le manque d’accès au contenu des documents numérisés. Le problème des différents systèmes Unimarc HTML/XML (Archimed). Le catalogue n’est qu’un des éléments de la stratégie de recherche documentaire. Il faut le concevoir au milieu d’autres outils accessibles en tous temps par Internet : bibliographies nationales, catalogues collectifs, produits commerciaux. Il faut aussi songer que le temps des supports physiques est compté. La question de l’unité matérielle (livre, disque, DVD) ne se pose déjà plus pour une grande partie de l’édition. La musique et la vidéo en ligne, le livre numérique, les sites web, signent la mort programmée de la bibliographie matérielle, mais aussi reviendra la question cruciale de l’accès au contenu même des documents. On songe bien sûr aux livres numérisés en mode texte, dont le contenu est déjà accessible par les moteurs de recherche comme Google. Mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de projets de recherche plus complexes, qui visent à entrer, de manière automatique, dans le corps même des documents : indexation des images fixes, séquençage automatique des images animées, projet "Formes et couleurs des manuscrits médiévaux ". Thierry Delcourt Médiathèque de l’agglomération troyenne Intervention de Dominique Lahary La fin du catalogage ? J’ai dans ma vie professionnelle fait du catalogage, manuel puis informatique. J’ai aimé, j’aime cataloguer. Je comprends qu’on aime ça, qu’on y trouve plaisir et intérêt. Mais la question n’est pas là. Est-il vraiment raisonnable, au 21ème siècle, de continuer à cataloguer ? Séquence nostalgie Nous vivons sans doute, que nous l’ayons connu personnellement ou qu’il hante notre imaginaire collectif, un âge d’or. Celui de la bibliothèque gérée "manuellement", comme on ne disait pas encore. Celle-ci créait alors toute son information secondaire. Elle utilisait certes des normes, mais celles-ci étaient un ensemble de règles pour faire soi-même comme les autres. Et ces normes reposaient sur une confusion totale, dont on n’avait pas conscience à l’époque, entre les données (l’auteur, le titre…), le codage (le point-tiret, le point virgule…) et la présentation (la présentation compacte du "pavé ISBD"). Tout ceci reposait sur une économie de la rareté : - concision de la description, car on ne disposait que de peu de place sur une fiche de 75 x 125 mm - limitation des accès, car on ne pouvait limiter les fiches ni les tiroirs - idéal de la recherche exacte pour un résultat exact, grâce à un langage documentaire compact et fortement structuré exprimant en un minimum d’entrées le contenu général d’un livre. Cet âge d’or était celui de la maîtrise locale des contenus, au point qu’on adaptait l’indexation à la fois à "son" fonds et à "son" public (les possessifs ne sont pas là par hasard). C’est un âge de l’artisanat, incarné par la petite ou moyenne bibliothèque au personnel stable. Les débuts de l’informatisation des bibliothèques vont représenter une époque charnière. Rien ne change alors vraiment : c’est l’artisanat sur clavier. Le premier choc : les formats d’échange C’est l’époque où le catalogage est mort pour la première fois. Ou plutôt, c’est la première fois qu’il a failli mourir. Tout ceci grâce à une formalisation des données bibliographiques conçue pour l’informatique : MARC (Machine Readible Cataloguing). Pour l’informatique, certes, mais celle… d’il y a quarante ans : tout commence à la Bibliothèque du Congrès de Washington en 1964. Le catalogage local intégral aurait pu disparaître ou presque, remplacé par le catalogage collectif ou la pure et simple récupération. Mais en France, le cadavre se porte toujours comme un charme. Que s’est-il donc passé ? On sait que dans notre pays, du moins à l’époque, l’Etat décide de beaucoup de choses. Mais il est capable de décider… plusieurs choses contradictoires à la fois. Par exemple, un format pour la Bibliothèque nationale (l’Intermarc) et un autre pour les échanges (l’Unimarc). C’est finalement un paysage bien compliqué qui prend forme dans le domaine dit de l’information bibliographique : avec un système centralisé de catalogage collectif pour les bibliothèques universitaires et une récupération descendante chez des fournisseurs divers dans les bibliothèques publiques ; avec des notices de livres plus parfaites mais plus tardives à la BnF et un service d’Electre proposant des résumés et une gestion des bons de commande pour les fournisseurs ; avec des notices de documents sonores aux particularités de format variant selon les sources, la BnF inventant une formule inédite d’Unimarc (aujourd’hui heureusement abandonnée). Deux terribles obstacles vont se dresser devant une mort du catalogage qui aurait pu paraître inéluctable : l’installation d’une culture du format de catalogage, plutôt que du format d’échange : il s’agit toujours de faire soi-même comme les autres, mais c’est devenu très compliqué, nous sommes passés à l’artisanat d’art ; le principe des accès contrôlés par les autorités entraîne une véritable obsession prophylactique : le danger vient du dehors, le ménage est, comme à la maison, toujours à recommencer. Le second choc : le world wide web A partir du début des années 1990, le web, surgissant du vieil Internet des militaires et des libertaires américains, va, tel un tsunami, tout entraîner sur son passage. En dix ans, c’est un bouleversement total. Les bibliothèques sont dans l’œil du cyclone… mais elles n’y sont pas seules. Voilà que tout le monde et n’importe qui se met à faire de la recherche documentaire. Et fait extraordinaire, de la ménagère de plus de 50 ans au chercheur de haut niveau, ou si l’on préfère de l’homme à la maison de plus de cinquante ans à la chercheuse de haut niveau, tout le monde cherche de la même façon : - autant que possible, à partir du texte intégral. - en langage naturel ou du moins avec des mots clés intuitifs ; - en fouillant parmi de nombreux résultats triés par pertinence. Tout cela fait un bruit extraordinaire, et tout le monde s’en fiche. Bref, tout le monde fait de la recherche, mais c’est tout le contraire de la tradition bibliothécaire de la rareté des accès et du résultat exact. Quant à la structuration de l’information, elle s’installe mais par une standardisation croissante de l’information numérique qui transcende les métiers et les régions : c’est la mondialisation. Le monde Marc est renvoyé à la Préhistoire de l’informatique dont il est issu. Etrange Marc, propre à une fraction de profession, reposant sur une structure d’échange totalement dépassée (la norme ISO 0709) : nos formats d’échanges ne nous permettent d’échanger entre nous, à l’âge de l’interopérabilité universelle. Et pourtant, le cadavre bouge encore. Le catalogage survit vigoureusement sous deux formes : l’absence de récupération (maintien de l’artisanat local) et la correction après récupération (l’atelier de finition). Les raisons invoquées sont multiples : cataloguer serait une façon de « connaître le documenter » (est-ce vraiment la seule façon, et faut-il d’ailleurs les connaître tous ?), les notices récupérées seraient « mauvaises » (pour quels usagers ?). L’idéal de la recherche exacte hante encore, sinon le public, du moins les bibliothécaires. Ceux-ci ne sont-ils pas mus par un besoin d’appropriation symbolique, qui fait que n’existe que ce qu’ils ont choisi, qu’il n’est de document qu’ils n’aient eux-mêmes décrits et de sens qu’ils n’aient eux-mêmes formulé, grâce à leurs chers mots matière ? Et pourtant, ne peut-on considérer l’idéal de la petite et moyenne bibliothèque autosuffisante comme un idéal perdu à jamais ? Les sources bibliographiques seront de plus en plus diversifiées, nos documents ne sont chez nous qu’en transit pour quelques années et au demeurant les usagers se servent assez peu des catalogues. Conclusion Pour que les deux morts du catalogage se traduisent par une mort effective, une mort non pas de tout catalogage, mais du catalogage partout, il faut peut-être accepter de faire certains deuils : - le deuil de la précision, qui ne régit plus guère les pratiques massives de recherche ; - le deuil de la cohérence, qui ne peut être maintenue que dans l’autarcie ou au prix d’efforts incessants et démesurés ; - le deuil de la qualité : qu’importe des notices impeccables ? les usagers ne s’en soucient guère. Au demeurant, toutes nos bases sont des bazars, parce qu’elles sont faites de couches successives, y compris la base de la Bibliothèque nationale de France. C’est qu’il y a tellement de choses importantes à faire dans une bibliothèque… à part cataloguer ! Dominique Lahary Bibliothèque départementale du Val d’Oise Dominique.lahary@valdoise.fr Retour aux archives |
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Les revues périodiques et autres publications en série sont un élément essentiel des ressources proposées par les bibliothèques et centres de documentation. Depuis 1983, un catalogue national signale et localise dans la France entière ces documents. Il s’est appelé longtemps le CCN-PS (Catalogue collectif national des publications en série). Il a été intégré en 2000 au Système universitaire de documentation et s’intitule désormais SUDOC-PS. Votre établissement fait peut-être déjà partie de ce réseau. En Franche-Comté, c’est le Service commun de la documentation (regroupant les bibliothèques universitaires) qui pilote le Centre régional du SUDOC-PS. Une réunion d’information organisée le 7 juin par l’ACCOLAD et le SCD de Besançon a permis de faire le point et d’expliquer les articulations des actions du SUDOC-PS et de l’ACCOLAD, les actions de l’ACCOLAD dans le domaine des périodiques, ainsi que l’historique du CCN-PS et le fonctionnement actuel du SUDOC-PS. Des recherches dans le catalogue ont pu être mises en pratique ainsi que des précisions pour les bibliothèques participantes au SUDOC-PS : que signaler ? Comment ? A qui ? Un dossier est à votre disposition à l’ACCOLAD. ACCOLAD : 03 84 26 99 51 Bibliothèque universitaire : 03 81 66 51 40 Retour aux archives |
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La Franche-Comté est une terre de botanistes renommés. Dès les premiers temps de l’Humanisme, Caspard et Jean Bauhin, à Montbéliard, ont marqué leur discipline en élaborant un classement méthodique pour plus de 6 000 plantes. D’autres grands scientifiques des XIXème puis XXème siècles nous ont légué des herbiers, des manuscrits, des écrits divers, aujourd'hui conservés par des sociétés savantes, des muséums, des bibliothèques et des services d’archives de Franche-Comté. L’ACCOLAD, aux côtés des professionnels qui en ont la garde, œuvre en faveur de la protection et de la mise en valeur du patrimoine écrit précieux mais dispersé et méconnu de Franche-Comté. La manifestation « Voyages en botanique » permet de découvrir des documents exceptionnels, tant par la qualité de leurs illustrations que par leur contenu scientifique, et qui n’ont que rarement, voire jamais, été présentés au public ou aux chercheurs. Ces « Voyages en botanique » ont l’ambition de susciter de nouveaux travaux de spécialistes et le désir que chacun prenne plaisir et intérêt à explorer quelques-unes des merveilleuses productions scientifiques et artistiques de notre passé. Ces « Voyages en botanique » sont balisés par des temps forts : un DVDRom, disponible début septembre, en français, en anglais et en allemand dévoilant les trésors botaniques de Franche-Comté : - une base de données régionale présentant plus de 7 000 documents conservés dans 39 établissements du Doubs, du Jura, de Haute-Saône et du Territoire de Belfort - un colloque qui s’est tenu les 16 et 17 juin fait de rencontres axées sur les fonds patrimoniaux de botanique et la botanique historique et contemporaine - des manifestations dans de nombreux établissements de la région. Le programme est diffusé sur le site de l’ACCOLAD et sur une plaquette régionale. Cette action d’envergure permet à la Franche-Comté de valoriser la richesse de son patrimoine. L’ensemble des « Voyages en botanique » est organisé avec le soutien du Conseil régional de Franche-Comté et du Ministère de la Culture (DRAC de Franche-Comté). Quelques notions... Si on désigne aujourd’hui sous le nom d’herbier une « collection de plantes séchées réalisées avec une finalité et une méthodologie scientifique », au Moyen Age et au XVIème siècle, ce terme d’herbier (en latin : herbarium) désigne un livre où des plantes sont répertoriées, décrites et représentées, que ce soit par des dessins manuscrits ou des gravures, sans souci de classification scientifique et organisées essentiellement d’après leur usage, avant tout médicinal ou par ordre alphabétique. Les illustrations sont souvent recopiées de livre en livre, sans souci de réalisme. A partir du XVIIème siècle, où la botanique évolue par l’observation pour devenir une science, on emploiera plutôt le terme de « livre de botanique ». Le terme de « flore » s’emploie pour un livre imprimé décrivant de façon systématique l’ensemble des plantes croissant naturellement dans un pays, une région… Les premiers « inventaires floristiques » apparaissent au XVIème siècle. En ce qui concerne l’herbier au sens actuel (« herbier séché » en italien : horti ou erbari sicci), l’utilisation d’échantillons séchés pour la reconnaissance des plantes commence début XVIème siècle. Les plus anciens « herbiers séchés » sont conservés en Italie ; on signalera aussi l’herbier de Caspar Bauhin conservé à la bibliothèque du Jardin Botanique de Bâle (2360 plantes) et ses manuscrits conservés à la bibliothèque d’étude de Besançon. Retour aux archives |
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- Lecture publique et territoires : trente ans de lecture publique en BDP. Anne-Marie Bertrand (coord.).- Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2005.- 181 p.- ISBN 2-910227-58-8 27 € - Usage des bibliothèques : approche sociologique et méthodologie d’enquête. Claude Poissenot, Sophie Ranjard.- Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2005.- 350 p.- (Les Cahiers de l’Enssib).- ISBN 2-910227-56-1 38 € Observer les publics des bibliothèques, les usages réels et les logiques d’usages des publics dans les bibliothèques. Cet ouvrage apporte un éclairage sur la mise en place d’un outil à la fois individuel et collectif. - Les bibliothèques pour enfants entre 1945 et 1975. Modèles et modélisation d’une culture pour l’enfance. Hélène Weis. 42 € - ISBN 2-7654-0898-X – 432 p. Trente années de militantisme pour éveiller le goût de la lecture. Aujourd’hui comme hier, l’environnement culturel de l’enfant s’avère une cause mobilisatrice. Issu d’une longue et patiente enquête sur une période cruciale de l’histoire des bibliothèques pour enfants, ce livre retrace un parcours passionnant. Il témoigne de l’important changement amorcé en France au siècle dernier. Il éclaire les grands modèles de lecture enfantine que sont L’Heure joyeuse et la Joie par les Livres en démontrant l’influence qu’ils ont exercée, aussi bien sur la qualité de la production éditoriale de jeunesse que sur les pédagogues – y compris dans le milieu scolaire. Ainsi l’ouvrage conduit-il tout lecteur concerné par ce sujet à une vision ouverte sur l’avenir. - Conte en bibliothèque Sous la direction d’Evelyne Cevin 42 € - ISBN 2-7654-0896-3 – 272 pages Editions du Cercle de la Librairie. Alors que l’audiovisuel, l’électronique et l’informatique tiennent une place de plus en plus grande dans la vie des enfants, on assiste par ailleurs à un véritable renouveau du conte. Parents, éducateurs, bibliothécaires du secteur jeunesse ne peuvent que constater combien la plupart des jeunes lecteurs sont attirés par ces récits d’origine folklorique, légendaire ou poétique… Ce livre retrace l’historique de la tradition du conte, à l’oral et à l’écrit, puis rappelle – à travers leurs textes - les travaux d’éminents spécialistes de l’enfance sur le rôle éducatif du conte. Il traite ensuite, en se fondant sur les connaissances et les expériences vécues de professionnels des bibliothèques, les questions spécifiques au conte : constitution, mise en valeur et classement des fonds, animation avec le concours de conteurs ou de conteuses. Enfin, il comprend un guide des références, des lieux de ressources et de formation ainsi que des sites spécialisés. Un ouvrage à lire et à mettre en pratique. Retour aux archives |